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La ville du François bénéficie de nombreuses ressources à la fois terrestres et maritimes. On la connait surtout pour son port de pêche, synonyme de point de départ de balades paradisiaques le long des différents îlets. Les amoureux de rhum savent aussi que c’est au François que se trouve l’habitation Clément. Les visites de ce monument historique (arrêté ministériel de 1996 à l’appui) et bien entendu les dégustations, sont très appréciées. Pour autant, la ville du François a aussi d’autres atouts à faire valoir.

 

L’histoire de l’église Saint-Michel

Longtemps délaissée car considérée comme inhabitable, la côté du François a seulement été investie en décembre 1694. On y a fondé une paroisse. A l’époque, le terme de paroisse renvoyait à la dimension religieuse mais aussi administrative. La première église de la ville, baptisée Saint-Michel, fut construite en paille, en terre et en roseau. Les franciscains en étaient très fiers mais sa fragilité n’a pas résisté aux intempéries. Partiellement puis totalement détruite par un ouragan en 1891, elle a tout de même été reconstruite. Cette fois-ci, c’est un incendie qui aura raison d’elle en 1973. C’est au tour d’une église futuriste de prendre place à cet endroit chargé de symbole. Le bâtiment devient pourtant rapidement vétuste. L’église actuelle s’inspire largement de celle bâtie à la fin du 17ème siècle.

 

L’urbanisation d’une commune rurale

Le sucre et le rhum ont longtemps fait la santé économique de la ville, de même que la source thermale de Frégate, conseillée pour les maladies du foie. L’activité portuaire avait aussi son poids et permettait le ravitaillement des européens et américains en sucre et en rhum notamment. Avec la 2nde guerre mondiale et les problèmes de subsistance que l’on rencontrait un peu partout, l’économie de la ville change mais reste dans une dynamique rurale. La banane vole la vedette à la canne. Peu à peu, la commune et la population s’urbanisent. Les premiers ensembles pavillonnaires datent de la fin des années 70. S’en suivra la construction de nouveaux équipements, la rénovation du centre bourg etc.

 

De nombreux projets d’aménagement

3ème plus grande ville de la Martinique, après Le Lamentin et Gros-Morne, Le François connait aujourd’hui des problématiques de structuration et de dynamisation du centre bourg. Pour y pallier, de nombreuses mesures sont en train d’être mises en place, avec pour objectif principal de « réconcilier l’homme et la cité ». Entre autres projets, il y a l’extension et la restructuration de zones d’aménagements concertés, la création d’un mini centre d’affaires pour les jeunes entrepreneurs, la construction d’un pôle commercial etc.

Le projet d’aménagement global contient également tout un volet développement durable. De fait, la protection de l’environnement est un enjeu crucial pour cette ville côtière. Avec ses 37km de côtes et ses 8 îlets, Le François a de quoi développer son économie tout en conservant cet aspect sauvage qui lui va si bien. D’abord, une plage artificielle va être créée sur le rivage du quartier Presqu’île, pour permettre aux habitants de profiter des baignades difficilement accessibles sans bateau. Ensuite, le littoral sera aménagé de sorte que l’espace soit optimisé. Ce projet, baptisé « Gwan Bodlanmè ô Fwanswa » aura pour but de créer une zone réservée à l’activité d’excursions dans les îlets, un espace d’accueil des manifestations nautiques et culturelles et enfin de mettre en valeur les sites et différents points de vue. Les 20 000 habitants de la ville ont probablement de grandes espérances…

 

Un super spot pour faire du tourisme

En Martinique, il y a deux évènements à ne surtout pas rater : le carnaval et le tour des yoles ! La yole ronde, c’est justement l’un des piliers de la culture franciscaine. On y fabrique et pratique de longue date cette voile traditionnelle martiniquaise. Les équipages du François dominent d’ailleurs bien souvent les classements de ce tour de la Martinique suivi par toute la population. Ceux qui le veulent pourront aussi se rendre dans l’un des 12 Pitt que compte la ville, pour assister à un combat de coqs, cette tradition antillaise quelque peu controversée.

En plus de l’habitation Clément, on peut également visiter les ruines l’ancienne usine à canne non loin de l’immeuble Bio Espace, où se sont déroulés de tragiques évènements en 1900. C’est en hommage aux ouvriers tués par les troupes militaires pour avoir fait grève et réclamé un salaire de 2 francs journalier, que cet espace a été réaménagé. Cette triste répression a donné naissance au syndicalisme ouvrier en Martinique.

La ville organise également tous les 2 ans le festival de Haute Taille et des Quadrilles du Monde. Depuis la 1ère édition en juin 2003, où des pays comme le Brésil, la Canada, Sainte-Lucie et la Dominique, avaient fait le déplacement, l’évènement est devenu au fil des ans un haut lieu de représentation pour ces danses régionales. De nombreuses associations franciscaines se chargent de faire vivre ce patrimoine martiniquais car certains éléments centraux, comme les danses traditionnelles, gagneraient à être davantage connus.

Pour ce qui est de la détente, on peut compter sur les balades en bateau aux fonds blancs et notamment à la baignoire de Joséphine pour apprécier les trésors que la nature a à offrir. L’offre hôtelière est également de très haut niveau, avec notamment le Cap Est Lagoon Resort & Spa qui a décroché en 2010 sa 5ème étoile. C’est d’ailleurs le premier établissement de Martinique à avoir obtenu le saint graal. Avec toutes ces particularités, on comprend pourquoi la ville accueille 46% des touristes séjournant en Martinique.